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Bastien Toma, du talent à revendre

Dernière mise à jour : 10 oct.

Le jeune Valaisan joue depuis une année au sein du KRC Genk en première division belge. Un choix courageux qui illustre l’état d’esprit du talentueux milieu de terrain suisse. Retour sur son parcours et décryptage de ses perspectives.


Après un parcours junior très prometteur au sein de l’académie du FC Sion, Bastien Toma se retrouve propulsé par Paolo Tramezzani en première équipe de son canton d’origine. Né à Sion et double national helvético-kosovar, le milieu de terrain va très vite montrer son talent et ses capacités chez les rouges et blancs. Moins de cinq mois après sa première titularisation, il marque son premier but contre le FC Zürich en championnat de Super League.


Une vision du jeu magistrale Mais le Sédunois ne se fait pas seulement remarquer par ses buts. Il a aussi et surtout une vision du jeu hors du commun. C’est d’ailleurs la qualité principale de Toma qui brille à mi-terrain par sa technique et sa vision du jeu. Loué pour ses passes entre les lignes et décisives, il se révélera réellement aux yeux du grand public le 7 octobre 2018 lors d’un match contre Neuchâtel Xamax. Ce jour-là, il se défait de pas moins de neuf joueurs adverses en adressant une passe venue d’ailleurs pour son coéquipier Lenjani. Un assist et une action qui restent encore comme l’une de ses marques de fabrique. La vidéo fait le tour du monde et Toma est dans le viseur des clubs européens.


Après plus de 87 parties sous le maillot du FC Sion pour 10 buts marqués, Toma décide de faire le saut à l’étranger. Alors que son nom circule avec insistance en Bundesliga, Bastien Toma n’effectuera pas ce choix. Le monde du football est frappé par la pandémie du Covid et le mercato souffre de cette situation. Bastien Toma, sûr de son choix, prend un virage qui l’amène tout droit en Belgique. Une volonté de sortir de sa zone de confort et de se mettre en danger avec un choix quelque peu surprenant. Vendu pour plus de 3,5 Mio par Christian Constantin au club du KRC Genk, les attentes sont grandes pour l’international espoir suisse.

« Genk, le club idéal pour continuer à grandir. » Bastien Toma convaincu de son choix lors de sa signature en Belgique

Outre l’acclimatation à un nouveau championnat, Bastien Toma doit aussi s’habituer aux collines belges si différentes des montagnes valaisannes. Un nouvel environnement qui s’ajoute au fait que le joueur rejoint un championnat plus physique et qui a pour réputation d’être le « petit frère » de la Ligue 1. Pas de quoi coller à son profil au premier abord. Après cinq mois, il réussit son premier but pour sa nouvelle équipe et arrive à un total de 22 apparitions dont 12 titularisations (2 buts) dans sa première saison. Une première saison encourageante pour le milieu de terrain international espoir. Néanmoins, la suite de l’aventure va se compliquer.


Bastien Toma lors de sa signature en Belgique avec le club de Genk.

La difficile confirmation

C’est bien connu, le plus dur est de confirmer lorsque l’on a brillé à ses débuts et que l’on a la réputation d’avoir du talent. Après sa participation à l’Euro des U21 en mars 2021 avec la Suisse, sa fin de saison et sa préparation d’été vont être plus difficiles. Une situation qui va l’amener à se retrouver scotché sur le banc voire envoyé en tribune. Avec 2 apparitions récentes en Europa League, il a toutefois reçu un peu de temps de jeu du nouvel entraîneur de Genk. Assez pour se relever ? On l’espère car sans y parvenir, le Valaisan se verrait contraint de rebondir ailleurs.


Brillant avec l’équipe de Suisse espoir, Toma n’a pour l’instant pas encore montré qu’il était capable de faire le grand saut dans l’équipe nationale A. Disparu des radars, le choix du valaisan peut être remis en question. En témoigne la non-sélection récente de Michael Frey, le championnat belge ne semble pas avoir la côte aux yeux de Murat Yakin. De plus, la concurrence à son poste est importante. Avec Zakaria, Xhaka, Freuler, Sow, Aebischer ou même Edimilson Fernandes, Bastien Toma sait qu’il doit encore progresser. De quoi pousser le Sédunois à choisir le Kosovo ? On peut l’imaginer, les récents cas Bajrami et Domgjoni peuvent lui donner des idées.