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Cheikh Niasse: "La Ligue 1 est plus complète et tactique, mais en Suisse il y a plus d'intensité !"

Dernière mise à jour : 13 juil.

Formé à Lille, puis prêté en Grèce au Panathinaikos, Cheikh Niasse a choisi YB pour faire décoller sa carrière. Le Sénégalais de 22 ans a un grand potentiel qu'il espère exploiter pleinement sous l'ère Wicky. Interview exclusive.
Crédit photo: BSC Young Boys

Bastien Feller

Considéré comme un grand espoir du club lillois champion de France en 2021, Cheikh Niasse n’a pas pu obtenir sa chance et a décidé de s’exiler après une poignée de matchs joués avec son club formateur. La forte concurrence avec des joueurs talentueux comme Renato Sanchez et Boubakary Soumaré ne lui a pas laissé la place de grandir chez les « Dogues ». L’exemple en chiffres. Lors de sa première saison dans le contingent de l’équipe première, Niasse n’a pu obtenir du temps de jeu qu’avec la « deux » en National 2.

Pour sa seconde saison, le joueur sénégalais n’a eu droit qu’à 14 petites minutes de Ligue 1, face à l’AS Saint-Etienne malgré 5 apparitions sur les feuilles de match. Lors de la saison 2020/2021, le milieu de terrain s’est à nouveau retrouvé sur le côté. Il n’a pu participer, lors du premier tour, qu’à 1 match, sans enjeu, face au Celtic Glasgow lors la phase de groupe de l’UEFA Europa League.


La situation ne s’arrangeant pas, le joueur s’est vu être prêté, lors du mois de février 2021, au Panathinaikos. En Grèce, son temps de jeu et sa carrière s’est lancée. En effet avec un total de 1’231 minutes, il a pu participer activement à la deuxième partie de saison du club athénien. À son retour dans le club du nord de la France, il pensait pouvoir obtenir un rôle dans la rotation. Cependant, le milieu s’est à nouveau retrouvé sur le banc lors de la première partie de la saison 2021/2022. Les 40 minutes de Ligue 1 disputées sont trop peu pour un jeune joueur talentueux qui ne demande qu’à pouvoir s’exprimer sur le terrain.


Arrivé à Berne il y a 6 mois, il a su s’intégrer à une nouvelle culture et à un nouveau style de jeu. Le jeune et puissant milieu de terrain de 22 ans est revenu pour nous sur son arrivée dans le club de Super League. Le milieu de terrain au profil similaire de Christopher Martins nous donne également son opinion du football helvétique et ses objectifs pour la saison à venir.


Cheikh, comment vas-tu ?

Bien merci.


Vous sortez d’une grosse préparation estivale avec notamment un camp d’entrainement de 7 jours à Gstaad, comment s’est-elle déroulée ?

Nous y sommes allés crescendo. Le coach a fait en sorte de varier les temps de jeu pour certains joueurs afin que l'on soit prêt au fur et à mesure. On va essayer d’être prêt pour le début du championnat.


Et pour toi plus précisément ?

Pour ma part, cela se passe bien. Je monte en puissance et je me sens de mieux en mieux physiquement.


Il y a 6 mois, tu es arrivé en provenance de Lille, en France, pourquoi as-tu choisi de venir jouer pour YB ?

J’ai choisi YB car le projet est beau. Les dirigeants sont venus avec une certaine conviction, ils avaient vraiment envie de me prendre. De mon côté, j’étais dans l’impasse à Lille et il fallait donc que je prenne une décision. Je pense que j’ai fait le bon choix et que je suis aujourd’hui au bon endroit.


Parfois l’intégration dans un nouvel environnement et un nouvel effectif peut être compliqué, quant à toi, comment cela s’est-il passé ?

Cela s’est bien passé. Tout le monde est chaleureux, accueillant, c’est une ambiance familiale. Tout le monde a essayé de me mettre dans les meilleures conditions.


Tu es donc venu d’un grand club de Ligue 1, Lille, quelles sont tes impressions sur la Super League Suisse quant à l’intensité lors des matchs de championnat ?

Pour les matchs, je dirais que la France est beaucoup plus tactique. En Suisse, je trouve qu’il y a davantage d’intensité par moment. Mais je trouve que c’est moins quadrillé. En France, il y a aussi de l’intensité, mais il y a plus de tactique. C’est plus complet je trouve.


Raphaël Wicky, votre nouvel entraineur, est arrivé il y a quelques semaines. Quelles sont tes premières impressions par rapport à ce coach ?

Il a l’air d’être quelqu’un de très intelligent, je pense qu’il sait ce qu’il fait. J’aime beaucoup sa manière de nous parler et de travailler. Il est à l’écoute des joueurs, il essaie de parler avec tout le monde, de comprendre les envies et les ressentis de chacun par rapport à la fatigue. Il fait très attention à tout cela. Je trouve que c’est un « bon homme » en tout cas.


Quels sont tes objectifs avec YB ?

Mon objectif est clair retrouver du succès avec le club. Faire une grosse saison et après l’avenir nous dira ce qu’il se passera. Voilà l’objectif pour le moment.


En fin d’année, il y aura la Coupe du monde au Qatar, est-ce un objectif pour toi d’y participer avec la sélection du Sénégal ?

Oui forcément. C’est dans un coin de ma tête. Après je sais ce que je dois faire pour y aller et je vais essayer de me concentrer un maximum sur mes performances avec le club. Ensuite, nous verrons ce qu’il se passera.


Le jeune milieu sénégalais est donc venu en Suisse pour s’imposer et gagner ses premières sélections avec l'équipe du Sénégal. Participer à la Coupe du monde est un objectif réalisable et cela passera forcément par une place de titulaire à YB. L'ancien lillois devra faire face à une concurrence forte à mi-terrain puisque Vincent Sierro, Sandro Lauper, Fabian Rieder, Alexandre Jankewitz voir même Filip Ugrinic peuvent jouer à son poste. Du beau monde qui devraient permettre à YB de jouer sereinement les premières places du classement.