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Comment Young Boys a réussi à se renouveler

Dernière mise à jour : 26 avr.

Plus de 3 saisons après leur premier titre depuis 30 ans, les Young Boys continuent d’impressionner et ne semblent pas près de s’arrêter. Coup de projecteur sur le renouvellement de l’effectif et la stratégie gagnante du club de la capitale.

Crédit photo: BSC Young Boys

En mai 2018, les Young Boys devenaient champion de Suisse après plus de 30 ans d’attente. Longtemps la cible de rires et de moqueries ces dernières années, les Bernois retrouvent ainsi le sommet de l’élite suisse. De quoi faire honneur à leur palmarès et leur histoire et écrire une nouvelle page. Puisque les joueurs de la capitale ne se sont pas arrêtés après un seul titre.


L’équipe qui cherchait le trophée de champion de Suisse depuis plusieurs saisons verra ce titre comme une libération pour un effectif bâti avec cet objectif en tête. Hoarau, Sulejmani, Wölfi, Mbabu, Assalé ou Von Bergen font partie de cette ossature de champion. Sous la houlette d’Adi Hütter, ils ont enfin concrétisé cet objectif et doubler la mise l’année suivante. Mais, ils n’étaient plus seuls. La direction sportive mené par Christoph Spycher va rajeunir et enrichir l’équipe pour voir éclore Nsamé, Camara, Aebischer, Fassnacht ou Von Ballmoos. Un travail intelligent, des remplacements qualitatifs et une plus-value qui va rendre les Bernois encore plus forts.


Nouvel entraîneur

On l’a dit, le premier titre conquis en 2018 a libéré Young Boys et toute une région. Mais Adi Hütter avec le sentiment de la mission accomplie et s’en va à Frankfurt à l’été 2018. Il est remplacé par le peu expérimenté Gerardo Seoane et certains spécialistes émettent un doute. Surtout que le FC Bâle engage pendant ce temps un entraineur expérimenté en la personne de Marcel Koller pour recoller en tête. C’est toutefois tout l’inverse qui va se produire puisque le nouvel entraîneur bernois va jouer un football offensif, dynamique et faire confiance à son groupe et aux jeunes joueurs tandis que le Bâle de son côté se crispe, s’encouble et sombre dans la crise d’un club mal géré. Seoane a réussi son pari, YB voit double et Nsamé, Fassnacht explosent alors qu’Assalé régale.


Mais plusieurs cadres se font vieillissants ou souhaitent tenter leur chance à l’étranger. C’est le cas de Von Bergen, Assalé, Wölfli, Nuhu puis finalement Hoarau qui sera gentiment remercié après le troisième titre. Preuve d’une chirurgicale intelligence, les joueurs recrutés les feront vite oublier. Spycher et son staff trouvent en Siebatcheu, Lustenberger, Garcia, Elia ou encore Spielmann des nouveaux venus de qualités. Tout est prévu, tout est calculé, et tout est géré. Un travail de fond, intelligent qui mise sur le long terne afin d’assurer une continuité. C’est une stratégie qui offre aux jeunes du club comme Mambimbi ou Rieder l’occasion de se mettre en évidence. Une stratégie utilisée par le passé par le FC Bâle mais tout le contraire de ce que fait Burgerner et son équipe qui n’a de champion plus que les lignes des livres d’histoire.

Crédit photo: BSC Young Boys

Des objectifs et un budget stable

Cette année encore, après la conquête d’un quatrième titre consécutif historique qui suivait le doublé coupe-championnat de 2020, YB a dû se renouveler. C’est à nouveau avec justesse et humilité que les Bernois le font. Ils nomment David Wagner, que personne n’attendait, au poste d’entraineur et vont chercher un jeune suisse comme Jankewitz pour le relancer. Tout ceci dans un groupe sain qui vit avec la confiance du vainqueur et qui les voit se qualifier pour la Ligue des Champions tout en engrangeant plusieurs millions. Mais les propriétaires de Young Boys ne vont pas commettre de folies et l’erreur de se voir plus beau que le roi. Ils maintiennent leurs objectifs, leur cap et leur budget malgré la blessure de Nsamé. Les Young Boys font confiance à l’effectif en place et une philosophie de jeu et de travail qui réussit depuis plusieurs années. Le couronnement de ce début de saison viendra très tôt avec la victoire historique contre Manchester United 2-1.


Jusqu’où iront-ils ? Réaliseront-ils le quintuplé qu’ils avaient manqué dans les années 1970 ? Attention, Le FC Bâle ne l’entend pas de cette oreille et a sorti la grosse artillerie avec une nouvelle équipe à sa tête et un nouvel actionnaire. Cependant, YB ne faiblit plus et assomme ses adversaire chaque journée encore plus. Avec le retour de Nsamé et le départ probable du roi Arthur de Bâle, la dynamique n’est peut-être pas prête de s’inverser à moins d’une erreur, d’une baisse de confiance ou d’un coup de fatigue. Et là le FC Bâle avec ses jeunes espoirs Zhegrova, Esposito, Ndoye ou encore Pelmard ne se laissera pas passer l’opportunité.