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Donat Rrudhani: "Il y avait d'autres offres, même de l'étranger, mais YB était la priorité !"

À seulement 23 ans, Donat Rrudhani a ébloui la Challenge League de son talent. Ses performances XXL, 10 buts et 12 passes décisives en 37 matchs toutes compétitions confondues, lui ont d’ailleurs permis d’atterrir cet été à YB et de connaitre ses premières sélections avec l’équipe nationale du Kosovo. Le jeune milieu polyvalent découvrira donc prochainement la Super League et la coupe d’Europe. Il a accepté de revenir pour nous sur son ascension fulgurante, son choix de venir défendre les couleurs du club de la capitale et ses attentes de la saison à venir.
Crédit photo: BSC Young Boys

Bastien Feller

La Super League reprend ses droits ce soir et avec un premier choc des titans ! Les BSC Young Boys de Raphaël Wicky reçoivent en ouverture de championnat le champion en titre, le FC Zurich. Une confrontation qui risque de se jouer à guichets fermés et sous une tension palpable tant le gagnant marquera son territoire en ouverture de saison.


Un baptême du feu incroyable pour le nouvel arrivé, Donat Rrudhani. L'international kosovar a rejoint YB cet été en provenance de la Challenge League et du FC Aarau. Il espère vivre des émotions avec le club bernois et sera servi avec ce premier match. Interview exclusive.


Donat, comment s’est déroulée cette préparation estivale ?

La préparation était super, nous avons beaucoup travaillé. Nous avons surtout travaillé le côté tactique et l’endurance. Je pense que nous en avions besoin. Cela étant, il y a beaucoup de choses à améliorer, mais je suis vraiment content de ce qu’nous avons fait et de tout le travail accompli.


En 4 mois, tu es passé d’amateur à signer pour un des plus grands clubs du championnat de Suisse. Qu’est-ce que cela fait et arrives-tu à réaliser ce qui t’arrives ?

(rires) Je réalise petit à petit on va dire. Parce que c’est vrai qu’en 4 ans j’ai fait du chemin. Si on m’avait dit il y a 4 ans : « dans 4 ans tu vas jouer à YB », je n’y aurais jamais cru. Mais voilà, le foot est incroyable et je pense que si on met le travail nécessaire, on sera toujours récompensé et c’est ce qui s’est passé avec moi. Cela étant dit, cela n’a pas toujours été facile mais, bien sûr, avec le travail et j’en suis aujourd’hui là. C’est toujours un peu difficile d’y croire mais je m’y fais un peu plus tous les jours. Les joueurs sont tous supers avec moi, je m’entends bien avec tout le monde.


L’intégration s’est donc bien déroulée…

Exactement, pour le moment parfaitement. J’étais même surpris, positivement, de comment les gars sont humbles. J’ai été très bien accueilli, j’ai parlé avec tout le monde. Et j’ai la chance de parler allemand et français, donc cela m’a aidé.


Tu viens donc de la Challenge League, du FC Aarau, constates tu vraiment une grosse différence au niveau de l’intensité de travail entre les deux premières divisions nationales ?

Oui il y a une différence, pas une grosse, mais oui dans l’intensité. À YB, c’est encore plus haut. C’est une équipe de haut de tableau de Super League donc c’est sûr que tout va plus vite. Le rythme va plus vite, il y a plus de courses intensives, plus de travail à fournir. Mais, je vais réussir à m’adapter. J’ai eu la chance de jouer à Aarau, nous étions dans le haut du tableau donc j’étais un peu habitué au rythme assez élevé. Quand je suis arrivé ici, je n’étais pas surpris, car je m’y attendais quand même. J’ai remarqué qu’il y a une grosse différence dans la rapidité du jeu avec la Challenge League. Si j’avais 2-3 secondes pour réfléchir auparavant, maintenant j’en ai qu’une.


Pourquoi avoir choisi YB ? Après une telle saison en Challenge League, les offres devaient être nombreuses. Qu’est-ce qui a fait pencher la balance pour le club de la capitale ?

Oui, il y avait beaucoup d’offres de clubs de Super League. Même des clubs étrangers. Mais dès que j’ai su qu’YB était intéressé, j’ai parlé avec mon manager et je lui ai dit que c’était la priorité. Nous savons que cela fait maintenant presque 10 ans que le club est dominant en Super League. Ils ont gagné plusieurs titres et j’espère pouvoir également en gagner un avec le club. Le club m’a donc directement attiré sur le plan sportif. De plus, je savais qu’ici nous aurons toujours la chance de jouer une coupe d’Europe. Donc quand on m’a dit YB, je n’ai pas hésité une seule seconde.


Nous avons pu te voir jouer à plusieurs postes avec le FC Aarau, ailier gauche, droite, milieu offensif, attaquant, et même plus récemment, avec la sélection du Kosovo, latéral gauche. Quel est ton poste de prédilection ?

Je dirais ailier. Gauche ou droite c’est égal, je suis habitué à jouer aux deux postes. Après, même en tant que 8 comme lors de la préparation dans notre dispositif en diamant, cela me convient. J’aime beaucoup cette position, car cela me permet de jouer comme ailier lorsque j’écarte vers la ligne et je peux également jouer au cœur du jeu comme 8 et faire des courses « box-to-box ».


Quels sont tes objectifs pour la saison à venir ?

Je veux gagner du temps de jeu, jouer de plus en plus à chaque match. Et bien sûr, aider l’équipe avec des assists et des buts. J’espère que cela viendra avec le temps.

Avec Rrudhani, lees Yong Boys tiennent peut-être là leur nouveau serial passeur. Une aubaine après le départ de Miralem Sulejmani.