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Groupe D, un duel France-Danemark pour la première place du groupe

On peut dire que la fameuse chance de Didier Deschamps a encore frappé ! En effet, ce groupe D est à 75% similaire à celui de 2018 et, pour rappel, la France l’avait remporté avec 2 victoires et un nul. Seul changement cette année, la présence de la Tunisie. Alors, verra-t-on à nouveau la France et le Danemark se qualifier, y aura-t-il une surprise tunisienne, australienne ou le champion du monde en titre vivra également la malédiction du dernier vainqueur qui ne passe pas la phase de groupe ?

Bastien Feller

France

La sélection entrainée par Didier Deschamps fait, naturellement, partie des favoris à sa propre succession. Il faut dire qu’avoir la chance de posséder un tel réservoir de joueurs de grandes qualités n’est pas donné à toutes les nations et tout un peuple espère décrocher une troisième étoile. Cependant, les récentes histoires extra sportives entourant les « Bleus » et la récente blessure de l’indispensable N’Golo Kante pourraient bien rabattre les cartes et mener la sélection française à un nouveau fiasco. Quant à sa préparation pour cet événement, elle n’a pas été des meilleures puisque l’équipe de France n’est pas passée loin d’une honteuse relégation en Ligue B de la Ligue des Nations, devant son salut à la défaite autrichienne face aux Croates lors de l’ultime journée. Les « Tricolores » restent d’ailleurs sur une défaite, sans appel, 2-0, face au Danemark lors de cette même soirée.


Danemark

Le vainqueur de l’Euro 1992 arrivera au Qatar à contre-cœur mais aura bel et bien une carte à jouer et ne devra pas être sous-estimée. En effet, si l’équipe n’est pas trop déstabilisée par les vives protestations de sa fédération contre l’organisation de cette édition dans ce pays du Golfe, le sélection entrainée par Kasper Hjulmand aura son mot à dire dans ce groupe et pourrait bien jouer les troubles fêtes si elle parvient à se qualifier pour le prochain tour. Son effectif, dont font partie des joueurs de grandes qualités comme Simon Kjaer, Christian Eriksen, Yussuf Poulsen, Pierre-Emile Hojbjerg ou encore Joakim Maehle, et l’expérience qui la compose lui confèrent les qualités nécessaires pour espérer réaliser un beau parcours comme ils ont déjà pu en réaliser un lors de l’Euro 2020 (éliminé en demi-finale).


Tunisie

La sélection des « Aigles de Carthage » va enchainer une deuxième participation à la Coupe du Monde et espère réaliser un meilleur parcours qu’il y a 4 ans ! En effet, l’équipe alors entrainée par Nabil Maâloul n’avait pas pu aller au-delà de la phase groupe, pas aidé par le tirage au sort qui l’avait opposé à l’Angleterre et à la Belgique. Mais cette année, le tirage au sort a été plus clément et cela pourrait être la chance pour le 30e du classement FIFA de passer le premier tour pour la première fois de son histoire. Pour cela, le sélectionneur Jalel Kadri, nommé au poste au début de l’année après la CAN, devrait pouvoir compter sur quelques visages connus en Super League comme le Lucernois Mohamed Dräger et le Bâlois Sayfallah Ltaief. Mais également sur l’attaquant de Montpellier et capitaine de la sélection, Wahbi Khazri, et sur le grand espoir tunisien, Hannibal Mejbri.


Australie

Avec sa victoire aux tirs au but face au Pérou lors du Playoff de qualification, l’Australie participera à sa 5e participation consécutive à une phase finale de Coupe du Monde. Une constance remarquable pour un pays dans lequel le foot ne fait pas partie des sports les plus pratiqués et qui doit faire face à la forte concurrence du rugby, du cricket, du basket-ball ou encore du football australien. Il en va donc de soi que la sélection entrainée par Graham Arnold ne figure pas parmi les nations desquels nous nous attendons à quelque chose et c’est peut-être ce qui pourrait faire sa force. En effet, cette équipe reste mal connu du grand public du fait que ses joueurs évoluent, pour la plupart, dans le championnat local et elle pourrait donc que nous surprendre si les événements allaient dans son sens.