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Groupe E, deux anciens lauréats vont s’affronter

Poursuivons notre série avec ce que l’on peut considérer comme un des groupes les plus serrés de cette Coupe du Monde. En effet, avec le vainqueur de l’édition 2010, l’Espagne, celui de 2014, l’Allemagne, le finaliste de la Coupe d’Asie 2019, le Japon, et le demi-finaliste de la Gold Cup 2020, le Costa Rica, ce groupe s’annonce palpitant. Tour d’horizon.

Bastien Feller

Espagne

La Roja fait, comme lors des trois dernières éditions, partie des équipes à suivre lors de cette Coupe du Monde et qui, sur le papier, pourrait aller au bout. Pour tenter de décrocher un deuxième titre, le sélectionneur de 52 ans, Luis Enrique, pourra compter sur un cadre jeune, avec notamment les pépites Pedri Gavi, Ansu Fati et Yéremy Pino, encadrés par des joueurs plus expérimentés comme Rodri, Sergio Busquets, César Azpilicueta et Marcos Llorente. Seul bémol pour cette sélection espagnole championne du monde 2010, sa peine à trouver un numéro 9 capable de lui faire revenir définitivement sur le devant de la scène. En effet, plusieurs ont essayé, mais aucun n’est parvenu à faire l’unanimité à l’image d’un Alvaro Morata incapable de trouver la constance qui lui permettrait de faire partie des meilleurs attaquants du monde. Parviendront-ils à gommer les difficultés affichées dans le jeu lors de ses derniers matchs de préparation et à réaliser un beau parcours ? Réponse dans les prochaines semaines.


Allemagne

« Le football est un sport qui se joue à onze contre onze, et à la fin, c’est l’Allemagne qui gagne ». Cet adage nous a été offert par l’international anglais Gary Lineker le 4 juillet 1990 après le quart de final entre l’Angleterre et la Mannschaft lors du Mondial en Italie. Si depuis cette date-là les Allemands ne sont parvenus « qu’à » gagner une Coupe du Monde et un Euro, cette nation reste malgré tout l’une des plus importantes et puissantes du football mondial. En effet, son effectif est pléthorique et Hansi Flick a de quoi aligner un onze de départ qu’aimeraient avoir plusieurs autres sélectionneurs. Cependant, malgré sa qualification aisée, les derniers matchs de Thomas Müller et de ses coéquipiers n’ont pas été des plus brillants. En effet, l’équipe a semblé manquer de repère, notamment sur le plan défensif, et a collectionné les contre-performances en Ligue des Nations avec 4 matchs nuls, 1 défaite et seulement une victoire. Verra-t-on un réveil du quadruple champion du monde ? Réponse dès le 23 novembre avec son premier match de la phase de groupe face au Japon.


Japon

Forts de leurs progrès réalisés leur participation au Mondial 2018, les Blue Samouraïs pourraient jouer les troubles fêtes dans ce groupe E. En effet, cette nation dispose désormais de nombreux joueurs évoluant dans les plus grands championnats européens et qui sont capables d’accompagner leurs coéquipiers moins expérimentés sur le chemin du succès. Nous pouvons, par exemple, citer Takumi Minamino de l’AS Monaco, Daichi Kamada de l’Eintracht Francfort, la pépite Takefusa Kubo de la Real Sociedad ou encore Takehiro Tomiyasu d’Arsenal. De plus, leur qualification aisée ainsi que leur récente victoire en Coupe d’Asie de l’Est devrait permettre à la formation entrainée par Hajime Moriyasu d’arriver au Qatar avec le plein de confiance. Si une qualification pour les 8e de final semble compliquée, elle n’est pas impossible.


Costa Rica

C’est le petit poucet de ce groupe. Classé 4e lors des qualification de la CONCACAF derrière le Canada, le Mexique et les Etats-Unis, les Costa-Riciens doivent leur participation à cette Coupe du Monde à leur succès en barrage face à la Nouvelle Zélande. Une qualification qui devient habituelle pour l’actuel 31e du classement FIFA puisqu’il va disputer sa 3e phase finale de Coupe du Monde consécutive. Un exploit pour un pays qui ne compte qu’un peu plus de 5 millions d’habitants et qui ne compte pas de joueurs très connu hormis le gardien du PSG, Keylor Navas. La Sele aura donc sans doute comme seule ambition de rendre fier son pays en montrant une belle image de son football. S’il semble peu probablement que les joueurs de Luiz Fernando Suarez Guzman parviennent, comme en 2014, à atteindre les quarts de final de la compétition, ils devraient tout de même remplir cet objectif. À noter qu’ils restent sur une belle série de 9 victoires et 1 défaite lors de leurs 12 derniers matchs.