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Le FC Bâle peut-il réaliser l'exploit contre l'Olympique de Marseille ?

Dernière mise à jour : 10 oct.

Jeudi à 21 heures, le FC Bâle ira défier l'Olympique de Marseille dans le cadre des 8èmes de finales de l'UEFA Conférence League. Les Rhénans sont-ils prêts pour cet affrontement ? Peuvent-ils réaliser l'exploit en écartant l'OM de la compétition ?


C'est un beau duel qui attend le FC Bâle, une affiche qui a des allures de Ligue des Champions. Le club suisse s'en va se frotter à l'Olympique de Marseille, l'actuel 3ème de Ligue 1. Cette double confrontation vient amener un peu de lumière et d'espoir dans le marasme bâlois. Les Suisses seront-ils à la hauteur de leur réputation européenne ? Le football suisse l'espère pour le bien de son coefficient UEFA.


Une défense qui fait défaut

Jouer l'OM c'est bien, mais gagner c'est mieux. Et pour cela, il faudra que les Bâlois trouvent le remède défensif qui leur fait défaut depuis plusieurs mois. Malgré le départ de leurs armes offensives Cabral et Zhegrova, les Rhénans prouvent match après match qu'ils sont toujours capables de marquer à chaque rencontre. Emmené par les très prometteurs Ndoye, Millar et Palacios, le FC Bâle saura se montrer dangereux face au club phocéen qui est pourtant réputé pour ses qualités défensives.


Des qualités que les coéquipiers de Fabian Frei peinent à montrer. Car oui, le problème des hommes d'Abascal se situe plus bas sur le terrain. En manque cruel de stabilité défensive, on imagine mal comment ce FC Bâle, capable d'en prendre trois contre le FC Sion à domicile, pourra tenir 180 minutes sans trembler face à un adversaire de ce calibre. Orphelin d'Eray Cömert parti à Valence, le Français Andy Pelmard semble bien seul à tenir la baraque défensivement. Le retour en forme de Michael Lang, qui permet de mettre le "trop léger" Sergio Lopez sur le banc, devrait amener un poil de sérénité au gardien autrichien Lindner.

Un nouvel entraineur en grande difficulté

La question que s'est posé l'ancien entraîneur Rahmen et que se pose actuellement Guillermo Abascal est simple: qui aligner aux côtés d'Andy Pelmard ? Le nouveau venu Pavlovic a déjà montré ses limites techniques. Une qualité de relance moyenne et un sens du placement qui ne lui permet pas de combler son manque de vitesse. L'international burkinabé Nasser Djiga ou l'international U21 néerlandais Wouter Burger ? Malgré des premières apparitions intéressantes, ils semblent encore trop tendres pour ce niveau et leur manque de concentration peut leur jouer des tours. Le talentueux Albian Hajdari ou alors opter pour le recul de Fabian Frei dans un poste qu'il n'affectionne pas particulièrement mais pour lequel il peut dépanner ? Cela semble la meilleure option, mais ce FC Bâle s'est clairement tiré une balle dans le pied dans sa construction de l'effectif en oubliant ce poste pourtant clé dans le football moderne.


Avant d'affronter l'un des plus grands clubs français de l'histoire, David Degen constate amèrement qu'il s'est compliqué la vie un peu tout seul avec son FC Bâle. Alors que le club suisse avait démarré très fort la saison, le directoire bâlois a mal géré son mercato d'hiver avec des recrues "à la der" et des départs à la pelle. En plus de cela, il a confirmé un entraineur en lequel il ne croyait pas avant de le licencier, et il a intronisé un entraineur par intérim qui n'est que de passage. Difficile de faire pire.


Et tout aussi difficile de ne pas constater que David Degen a, malgré tout, raison de ses choix tant le FC Bâle version Rahmen ne tournait plus rond depuis des mois et qu'il en va de même, pour le moment, du FC Bâle version Abascal. Des choix justifiables qui font même grincer des dents Granit Xhaka constatant de Londres que les Rotblau ne sont que l'ombre d'eux-mêmes. Des intentions tactiques et de jeu qui ne sont présentes qu'en conférence de presse mais qui ne trouvent pas le chemin du terrain malgré un effectif de qualité. À ce rythme, on doute qu'Abascal fasse long feu sur le bord de touche bâlois.


Mais, le coach espagnol, lui, essaie de se montrer rassurant en essayant de transpirer le légendaire calme rhénan. Un calme qui n'est définitivement plus qu'un lointain souvenir tant le vent souffle du côté du Rhin. Mais les plus grandes victoires ne naissent-elles pas au milieu de la tempête ? Au FC Bâle d'écrire l'histoire.