Rechercher

Le FC Bienne est prêt pour retrouver les sommets

Dernière mise à jour : 5 août

Nous continuons avec notre série sur les clubs romands historiques. L’un d’entre eux a la particularité d’être bilingue et de faire vivre cette double culture aussi bien dans la ville que dans le club. Tour d’horizons des ambitions et de la situation actuelle du FC Biel-Bienne 1896.
Crédit photo: FC Bienne

Ludo

En faillite à l’été 2016 comme d’autres clubs par le passé avant eux (Lugano, Servette ou Lausanne), Bienne s’est gentiment reconstruit depuis 6 ans et a été promu en Promotion League en 2021.


Un club de tradition

Pensionnaire de LNA (ancienne Super League) pendant plus de trente ans jusqu’en 1976, Bienne s’est ensuite maintenu en LNB (ancienne Challenge League) avant de faire l’ascenseur avec la 1ère ligue. Revenu en 2008 dans la deuxième division suisse, la Tissot Arena aurait dû leur ouvrir de nouvelles portes mais la faillite sous l’ancienne équipe dirigeante a tout anéanti l’année suivante. Dietmar Faes, le nouveau président du club nous confirme : « Quand nous avons repris le club, il ne restait plus rien dans le matériel. À peine un ballon d’entraînement. Depuis, Bienne est remonté en 1ère ligue, puis en Promotion League et nous parvenons à terminer chaque saison dans les chiffres noirs et tenir nos engagements. »


La Challenge League: objectif à court terme

Après plusieurs promotions consécutives, quel est le prochain grand objectif de l’équipe seelandaise ? Dietmar Faes ne veut pas tourner autour du pot et il indique clairement que la Challenge League est le but : « Effectivement, nous ne voulons pas forcément attendre 3 ans pour monter. Les ambitions et les moyens sont là, le plus tôt sera le mieux. Mais le football ce n’est pas des mathématiques. Tout peut arriver» En effet, il n’y a pas que Bienne qui souhaite monter. Etoile Carouge ou le Stade Nyonnais en Romandie en ont aussi l’envie et les moyens. Tout comme Kriens ou Chiasso. Alors, faut-il une Challenge à 10, 12 ou 18 équipes (sans Promotion League) ? Peu importe pour Bienne, il y aura toujours des éléments pour ou contre telle formule (les droits TV, les contrats des joueurs). Ce qui est clair, c’est que cette année, il y a aura 2 ou 3 promus et les Biennois veulent saisir l’occasion.


Une ville de football ou de hockey ?

Bienne, c’est aussi une ville jeune et cela se traduit dans l’équipe. « Le tout est de trouver la bonne alchimie entre les jeunes à potentiel qui ont envie de devenir professionnel et les joueurs expérimentés pour les encadrer, les aider et les guider au cours de la saison. Il faut aussi des garçons de la région (Seeland, Neuchâtel, Jura) mais plus on monte en catégorie, plus c’est compliqué. » Parmi les jeunes à suivre, on citera Matthew Mäder, Christian Mourelle ou encore le nouveau-venu de Nyon Idris Bega (21 ans).

Alors, avoir la meilleure infrastructure de Promotion League et un public digne d’une affluence de Challenge League (moyenne de 800 spectateurs) cela donne des idées : « Si on monte, je pense qu’on aura aisément 1'500 à 2'000 personnes pour un Bienne-Thoune . Il est vrai que la question de savoir si nous sommes une ville de football ou hockey revient en permanence mais je suis persuadé qu’il y a la place pour les deux. » abonde le président Faes.


Bienne a prouvé par le passé que c’était possible et la Challenge peut être bénéfique pour toute la région. Après tout, la ville située entre francophone et germanophone n'appartient ni à l’un, ni à l’autre. Et c'est ce qui fait son charme.