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Marcel Koller, et si c’était la fin ?

Dernière mise à jour : 26 déc. 2021

Homme de titres et de succès en Suisse, Marcel Koller a aussi brillé en Allemagne et avec l’équipe nationale d’Autriche. Retour sur son parcours à l’aube d’un choix crucial pour sa carrière.

Marcel Koller c’est avant tout l’homme d’un club, GC. Joueur, il a été d’une loyauté presque impossible de nos jours effectuant toute sa carrière auprès de son club formateur. Avec succès et prestige puisqu’il remportera, en près de 18 ans, 7 titres de champions de Suisse et 5 coupes de Suisse. C’était l’époque du grand GC avec la qualification sublime en Ligue des Champions sous Christian Gross synonyme de première en Suisse. Le milieu de terrain prend sa retraite en 1996 après un Euro en Angleterre pour se diriger vers une carrière d’entraîneur.


Deux titres de champions de Suisse Marcel Koller fait ses premières classes en tant que coach en Suisse occidentale. Tout d’abord au FC Wil qu’il amène aux portes de la Super League après à peine deux ans. Puis, au FC Saint-Gall à qui il va offrir un deuxième titre de champion de Suisse près de 100 ans après le premier. Cerise sur le gâteau, la victoire mémorable contre Chelsea en Coupe de l’UEFA. Après plus de deux saisons chez les Saint-Gallois, son club de cœur GC lui demande de reprendre les rênes pour raviver la flamme. Il devient champion de Suisse en 2002 pour ce qui restera le dernier titre en date pour le club zurichois. Mais rien ne va se passer comme prévu par la suite, miné par des divisions et problèmes financiers, Koller mettra un terme à son engagement après moins de deux saisons complètes.

Sous-estimé en Bundesliga, héros en Autriche

Avec deux titres de champion dans son pays, il est l’heure pour lui de tenter l’aventure dans un club à l’étranger. Il rejoint le FC Köln pour sa première expérience hors de Suisse. Il sauve le club cher à Michael Schumacher de la relégation en 2003 avant d’abdiquer en 2004 et de descendre en Bundesliga 2. C’est à Bochum qu’il retrouve de l’embauche qu’il vivra une promotion dans l’élite du football allemand. Mieux, il les maintient la saison suivante puis signe une 8ème place historique. Marcel Koller est démis de ses fonctions en 2009 avant que son club sombre dans la relégation. Malgré de très belles prestations avec des clubs de secondes zones, il restera quelque peu sous-estimé en Allemagne et se tourne vers le voisin autrichien pour un de ses plus grands défis.


En effet, Koller revient sur le devant de la scène en 2011 avec l’équipe nationale d’Autriche. Après des débuts compliqués, il va réussir un parcours incroyable et qualifier ses hommes pour l’Euro 2016. L’Autriche lui offrira une incroyable reconnaissance de son travail dans tout le pays avec différents titres honorifiques. Mais le Zurichois aura aussi ses regrets comme son refus par deux fois de devenir le sélectionneur de l’équipe de Suisse. Hésitant entre son pays d’origine et son pays de cœur, Marcel Koller fera preuve d’une loyauté sans faille envers l’Autriche.

« Ces deux saisons ont été l’une des périodes les plus difficiles de ma carrière d’entraîneur. On mériterait une médaille pour ce que l’on a fait et enduré. » Marcel Koller décrit son passage au FC Bâle dans le Blick

Libre de tout contrat en 2018, il est au centre des rumeurs pour reprendre des clubs de Super League. C’est finalement au FC Bâle qu’il rebondit avec l’objectif de conquérir à nouveau le titre de champion de Suisse. Mais dans un cadre instable et avec des tensions extra-sportives intenables, il ne fera pas mieux qu’une deuxième place et une victoire en Coupe de Suisse. Avec un président ingrat qui malgré une qualification pour les quarts de finale de l’Europa League ne le prolonge pas, il quitte par la petite porte un club qui ne l’aura jamais vraiment accueilli ou adopté.


Se réinventer ou se retirer A 60 ans, Koller peut se poser la question de la suite ou de la fin de sa carrière. Lors de ses dernières expériences, son approche tactique a fait débat tout comme sa difficulté à faire exploser les jeunes talents.

S’il veut pouvoir encore entraîner quelques années, l’ancien entraîneur de GC devra réinventer et moderniser son approche du football au risque de devoir tirer sa référence de plus tôt que prévu.

Est-il d’ailleurs encore attractif pour un club étranger ? Pas sûr, mais sa réussite en tant que sélectionneur pourrait bien l’aider.