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Qui sont les talents de cette édition 2022 de la Geneva Cup ?

Après une absence (beaucoup trop longue) due au Covid-19, la prestigieuse compétition internationale de Genève était de retour ce week-end. La Geneva Cup, connue pour accueillir bon nombre de talents, a permis aux spectateurs suisses et genevois de découvrir des potentielles pépites du football international. Qui sont-ils ?
Crédit photo: KMedia

Julien Moret

Le programme était alléchant à Genève avec un tournoi composé des Italiens de Monza et de la prestigieuse Juventus, des Espagnols de Getafe, des Suisses de Meyrin, BSC Young Boys et Servette, des Portugais de Benfica ainsi que des Brésiliens de Fluminense. Très vite, les jeunes auriverdes ont laissé paraître un sentiment de supériorité technique face à leurs adversaires. Après les matchs de groupe remportés haut la main, notamment face à Servette (3-0) et face à la Juventus (2-0), il était relativement clair qu’il serait très compliqué de les arrêter. C’est donc logiquement que Fluminense ressort vainqueur du tournoi lors d’une magnifique finale contre Benfica (4-1). Une finale qui a permis à Kaua Elias de briller notamment avec un doublé.


Mais ce n’est pas le seul talent à avoir pu tirer son épingle du jeu lors de ce tournoi. Tour d’horizon des talents à surveiller de près.


Meyrin FC

C’est chaque année, c’est le petit poucet de la compétition. Solidaire, Meyrin a fait avec les moyens du bord en limitant la casse. Un tournoi qui n’a pas permis à un joueur en particulier de se mettre en évidence.


Getafe

Ils sont arrivés avec l’étiquette du beau jeu espagnol et un héritage relativement lourd notamment avec la très belle prestation de l’Atletico Madrid lors de la dernière édition. Le club de la banlieue madrilène a déçu. Souvent dépassé physiquement par leurs adversaires, ils n’ont pas pu mettre le football ibérique en valeur. On notera toutefois les prestations solides du gardien Emilio de Jesus Cevallos Chang notamment lors du premier match contre la Juventus. Malgré un jeu au pied moins tranchant, l’ancien gardien de l’Atletico de Madrid s’est montré très bon sur sa ligne. Offensivement, Gonzalo Amado Gazapo a été le seul a mettre un peu de dynamisme dans le jeu espagnol. Positionné sur le côté droit, ce petit gaucher a souvent provoqué et essayé de repiquer dans l’axe pour déstabiliser les défenses adverses.


Monza

L’équipe première du club italien vit un véritable rêve éveillé avec la promotion en Serie A. Clairement, son équipe U17 n’était pas dans le même trend durant le tournoi. Très engagée dans les duels, c’est la grande force de l’équipe du Nord de l’Italie. Côté individualité, Monza était trop limité pour pouvoir prétendre mieux dans ce tournoi. Même si un joueur a montré l’étendue de sa palette technique, à savoir Alessandro Berretta. Le numéro 10 italien a une patte gauche qui vaut le détour. Délicieux dans ses prises de balle, il élève à lui seul le niveau technique de son équipe. Il ne serait pas étonnant de le voir courtisé par d’autres écuries italiennes.


Servette FC

Dépassé lors du premier match contre Fluminense, les Grenat sont montés en puissance par la suite. Porté par un jeu vertical avec beaucoup d’engagement et de courses, l’équipe genevoise fait plaisir à voir. Ce principe de jeu est parfaitement initié par les très bons latéraux grenats, Loun Srdanovic à droite et Ryan Ouchard à gauche. Alors que le premier a des airs (tant physique que dans le jeu) de Kevin Mbabu, le deuxième est très rarement dépassé défensivement. Ils font d’ailleurs la parfaite paire avec les ailiers, notamment Keyan Perreira. Deux éléments particulièrement rapides qui créer le danger pour le buteur maison Emmanuel Tsimba. Mais la plaque tournante de cette équipe est bien le milieu axial et capitaine Johan Manzambi. Aussi fort à la récupération qu’à la projection vers l’avant, le numéro 8 grenat a impressionné. À ce rythme, les sélections suisses juniors pourraient lui tendre les bras.


BSC Young Boys

Ils sont depuis quelques années la nouvelle référence du football suisse. Les Young Boys n’ont pas déçu. Très bon lors du premier match contre Benfica, les Bernois auraient mérité mieux qu’un match nul. Cette solidité, les jaunes et noirs le doivent principalement a une défense centrale solide. En effet, Robin Marti et Keeto Thermoncy tiennent la baraque. Sur le côté droit, Mateo Jungo déborde d’énergie. Mais, c’est Thermoncy qui a été particulièrement impressionnant. Propre dans ses interventions, il guide parfaitement son équipe en tant que leader sur le terrain. Keeto Thermoncy a été très rarement mis à défaut durant le tournoi. Offensivement, c’est le collectif d’YB qui est mis en avant.


Juventus

Le club turinois était l’ogre du tournoi. Les spectateurs du stade des Arbères scrutaient avec beaucoup de détail les Bianconeri. Et pourtant, tout n’a pas été simple pour la Juve. Les Italiens peuvent pourtant compter sur le très bon Valdes Ngana a mi-terrain. Le numéro 15 donne l’impression d’être partout et de stabiliser son équipe. Lorsqu’il est sur le terrain, la Juventus est plus performante. Malheureusement, il a été trop peu utilisé par son entraineur. Derrière, Nicolo Meringolo sort du lot et aide une défense à la peine. Pour les actions offensives, il faut se remettre à Filippo Grosso et au numéro 10 Gabriele Finocchiaro qui étale sa créativité lorsqu’il touche le ballon.


Benfica

Les Portugais sont des habitués de la compétition. Ils sont également habitués au dernier carré. Cette année, c’est un tout petit gabarit qui a retenu notre attention. L’attaquant Gonçalo Carvalho Moreira est un des plus petits joueurs du tournoi. Rapide et particulièrement vif, il a porté l’attaque lusitanienne. À la manœuvre, Tiago Dias Freitas est celui par qui tous les ballons passent. Son intelligence de jeu saute aux yeux. À eux deux, ils forment un duo redoutable.


Fluminense

Les Brésiliens ont dominé ce tournoi et c’est peu dire ! Il est très difficile de ne pas citer une bonne partie de l’équipe tant ils ont été impressionnant. Alors que l’on imaginait une équipe technique mais peut-être dépassée physiquement, c’est un onze engagé et prêt pour la robustesse des duels européens qui s’est montré à chaque match. Dans le jeu, le jeune Matheus Pedro a régalé. Porteur d’un numéro qui fait rêver au pays du football, le Brésilien n’a pas failli. Buteur et passeur, il s’est montré décisif tout en construisant le jeu de son équipe. On notera son magnifique coup-franc contre YB. Clairement, Matheus Pedro est le talent du tournoi.


Mais à ces côtés, il y a de la qualité ! Le numéro 9 Kaua Elias sait simplement tout faire. Puissant et technique, il mène les attaques tout en se trouvant à la finition. La technique de l’ailier Brasilia a également fait merveille et a soulevé plusieurs le stade notamment lors de la finale contre Benfica. Son association avec le latéral gauche très offensif Esquerdinha était inarrêtable. Un défenseur qui a tout du latéral moderne et qui rappel dans son apport offensif les légendes auriverdes. Mais cette équipe n’est pas que munie d’armes offensives. Au milieu de terrain, la capitaine Fabio Henrique a été l’homme par qui tous les ballons sont passés alors que le défenseur central Janderson s’est montré intraitable.


Fluminense a régalé le public et a su montrer que le Brésil peut encore être maître de ce sport.