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Un affrontement pour confirmer une nouvelle dimension européenne

Ce soir au Wankdorf, YB jouera la première mi-temps de son avenir européen. Un match très important pour les hommes de Raphaël Wicky qui ambitionnent de jouer une fois de plus une phase de groupe européenne cet automne. Mais sur leur chemin se dresse le trente-quatre fois champions de Belgique, le Royal Sporting Club d’Anderlecht. Rien que cela. L’occasion pour le club de la capitale de montrer qu’il a passé un pallier et qu’il est devenu un bon club européen.
Crédit photo: BSC Young Boys

Bastien Feller

L’histoire entre la coupe d’Europe et Young Boys a connu des hauts et pas mal de bas. En effet, si le club bernois a connu une demi-finale de Coupe des clubs champions en 1959 face au Stade de Reims et un quart de finale de coupe des Vainqueurs de Coupe en 1988 contre l’Ajax d’Amsterdam, il a surtout eu le malheur de connaître plusieurs désillusions. Nous pouvons, par exemple, citer quelques éliminations peu glorieuses lors des tours de qualifications face à des adversaires de niveau inférieur comme les Finlandais de Myllykosken Pallo en 2003, les Belges de Bruges en 2008 ou les Azéris de Qarabag en 2015. Toujours du côté des bas, nous pouvons également évoquer de longues périodes sans participation au moindre match européen. De 1961 à 1975 et de 1994 à 2003, YB ne participe même pas à un seul tour de qualification à cause de ses mauvaises prestations en championnat et de ses courts passages en seconde division suisse.


Une qualification pour la phase de groupe historiquement compliquée à aller chercher

Depuis son retour dans la course à l’Europe en 2003 et durant les dix ans qui ont suivi, YB s’est fait éliminer à neuf reprises lors des différents tours de qualification et n’a participé qu’à une seule phase de groupe. Cette dernière s’était d’ailleurs bien déroulée puisque l’aventure ne s’était terminée qu’en seizième de finale d’Europa League face au Zenit St. Petersburg. Young Boys avait donc pour habitude de ne pas atteindre de phase finale et faisait figure de mauvais élève par rapport à ses voisins zurichois et bâlois. En effet, ces derniers atteignaient plus régulièrement ce stade des compétitions européennes et représentaient fièrement la Suisse face à des adversaires prestigieux comme Liverpool, le FC Barcelone ou encore le Milan AC.


Un club en progression

Cependant, lors des dix dernières saisons, un virage à 180 degrés s’est réalisé. En effet, Young Boys a atteint à huit reprises une phase de groupe de compétition européenne sur les 10 dernières saisons. Sur ces participations, le club de la capitale est même parvenu à sortir de son groupe à deux reprises. La première lors de la saison 2014-2015, en étant éliminé en seizième de finale d’UEFA Europa League par le club anglais d’Everton. La seconde en 2020-2021 avec une élimination en huitième de finale de cette même compétition face au mythique club de l’Ajax d’Amsterdam. Lors de cette période, nous pouvons ajouter deux participations dans la compétition reine, la Ligue des Champions, qu’YB n’avait jamais atteint depuis sa réforme en 1993. Ces campagnes ont eu lieu en 2018-2019 et 2021-2022 et les joueurs bernois n’ont pas réussi à sortir de leur groupe. Sur les douze matchs joués, certains ont marqué les esprits et sont entrés dans l’histoire du football suisse. Nous pouvons citer, naturellement, les victoires face à la Juventus, de Cristiano Ronaldo, et contre Manchester United, avec à nouveau le même joueur portugais dans ses rangs.


Au-delà de ces succès, YB a rendu à ses différents adversaires la visite du Wankdorf compliquée. Depuis 2012 et en comptant les matchs de phase de groupe et au-delà, le club de la capitale possède un bilan positif à domicile avec quinze succès, quatre nuls et neuf défaites. Parmi les visiteurs, nous pouvons, entre-autre, citer : Manchester United à deux reprises, la Juventus, le Napoli, la Roma, l’Ajax, Liverpool ou encore l’Atalanta Bergame. Toutes ces équipes ne sont pas reparties de Berne avec les trois points et plusieurs d’entre-elles se sont cassé les dents sur une équipe d’YB devenue solide ces dernières années en coupe d’Europe.


La progression est donc bien visible. Mais, pour confirmer que le club a bien franchi un palier sur la scène européenne, YB se doit de bien figurer contre Anderlecht et de se qualifier pour la phase de groupe de Conference League. Une qualification qui serait importante pour le coefficient du championnat suisse et qui pourrait permettre au club bernois de continuer à grandir.